Williams : "Survivre"

CORONAVIRUS : L'ÉQUIPE WILLIAMS ESPÈRE « SURVIVRE »

La pandémie de coronavirus a de fortes conséquences financières sur la F1. Les contrats avec les sponsors sont indexés sur le nombre de courses disputées et la situation actuelle, avec un début de saison reporté et un calendrier 2020 incertain, est compliquée pour les plus petites équipes. Claire Williams, patronne adjointe de Williams, ne cache pas les difficultés traversées par l'équipe.

« La Formule 1 est dans un contexte incroyablement difficile en ce moment, » a expliqué l'Anglaise sur Sky Sports News. « C'est pour cela que nous pensons autant de temps à discuter entre dirigeants d'équipes, pour faire tout ce qui est nécessaire, pour garantir que nous serons tous indemnes à la fin de l'année. »

« Un élément important est le moment où nous reprendrons la compétition, en particulier pour une équipe comme la nôtre, l'une des dernières indépendantes. Nous n'avons pas le soutien (financier) que reçoivent la plupart de nos concurrents. Pour nous, reprendre la compétition est crucial, mais (...) seulement quand les conditions seront remplies. »

Claire Williams reste confiante pour l'avenir de son équipe : « Nous sommes un peu exposés en ce moment, » reconnaît-elle. « Mais je pense que nous allons traverser ça. Je suis éternellement optimiste. »

WILLIAMS ESTIME QUE LE MODÈLE ÉCONOMIQUE DE LA F1 N'EST PAS VIABLE

La F1 discute d'une forte baisse du budget plafonné, qui ne sera introduit qu'en 2021. Claire Williams estime que les équipes ne serait « pas aussi inquiètes » si cette mesure avait été lancée il y a deux ans.

« Je pense que la Formule 1 et le modèle que nous avons nous a mis en danger, parce qu'il s'agit probablement d'un modèle non-viable pour une telle situation, » estime-t-elle. « Cela ne s'est jamais produit et il est très difficile de naviguer dans cette crise. La survie est cruciale et nous devons travailler pour que si une situation similaire se produit à nouveau, nous soyons mieux protégés, au lieu de se précipiter (sur des mesures), ce que nous faisons en ce moment. »

Claire Williams reste satisfaite de voir les équipes s'unir dans la situation actuelle : « Les plus grosses équipes comprennent ce qu'elles doivent faire pour assurer la survie des plus petites équipes, » précise-t-elle. « Les plus petites équipes comprennent et compatissent avec ce qui est demandé aux plus grandes équipes. »

Les équipes manquent totalement de visibilité : « Nous ne savons pas si nous aurons 15 courses, huit courses ou aucune course, » reconnaît Claire Williams. « Je n'envie vraiment pas Chase Carey (le Président de la Formule 1) et le travail de la F1 en ce moment, pour voir comment, à partir d'un calendrier de 22 courses, ils peuvent inclure autant de courses que possible, dans la situation actuelle. »

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