Selva D800


Oui, c’est bien le titre qui vient à l’esprit concernant ce grand semi-rigide spacieux, accueillant et doué d’un bon toucher de mer. Rapide, sans recourir à la puissance maxi, confortable dans le gros clapot, il s’accompagne de surcroît d’un prix défiant toute concurrence. 

Un bon deal ? Assurément.


La version S Line du D.800 qui, avec le D.900, constitue le haut de la gamme Evolution Line du chantier de Côme, se différencie de la version standard par quelques options et détails esthétiques (flotteurs et décorations simili carbone, plateformes de bain, arceau polyester, guindeau électrique…) qui en font un semi-rigide encore plus désirable. Ce mot n’est pas ici galvaudé car, au regard des nombreuses qualités (et quelques petits défauts) de ce grand semi-rigide familial, son tarif package reste réellement attractif et quasiment sans rival. Voyons de quoi il en retourne en posant le pied à bord…



Au ponton

Avec ses trois mètres de large, le D.800 en impose. Pour ceux qui voudraient le transporter par la route, il conviendra donc de dégonfler les flotteurs… Mais, l’espace sur le pont est une donnée importante pour un semi-rigide avant tout conçu à destination de la famille ou des groupes d’amis. Ainsi, bien qu’équipé d’un poste de pilotage biplace, le Selva laisse de confortables passages de part et d’autre (32 cm au niveau de la console, 33 autour du leaning-post) pour se mouvoir sans mal vers le solarium avant ou la banquette arrière qui offre quatre places assises mais ne laisse pas de passage dédié (dossier plus arceau !) pour accéder à la zone de baignade constituée de deux plateformes de bain exigües et qui le seront encore davantage en configuration bimoteur. Trois bons points tout de même dans la conception de cette poupe, avec l’échelle de bain coffrée, la douchette à portée de main et alimentée par un réservoir généreux (80 litres), et le nable de réservoir d’essence placé à l’extérieur du cockpit. Ajoutons aussi les taquets de bonne dimension permettant un amarrage rapide et sûr. Familial, c’est l’une des données essentielles du cahier de charges de ce semi-rigide et de ce point de vue le chantier italien donne le change avec de nombreuses vraies places assises : quatre sur la banquette, deux au leasing-post plus une sur l’avant de la console. Du point de vue du rangement aussi, le D.800 est bien pourvu avec plusieurs coffres dont les capots sont dotés de vérins pneumatiques et de joints de « silence » : soute arrière, rangement dans le leaning-post (mais ici occupé en grande partie par le frigo optionnel), grand abri de console pouvant recevoir un WC chimique, généreux coffres sous le solarium avant… De quoi stocker sans difficulté les affaires d’un équipage nombreux.

Par contre, si le leaning-post est à même de recevoir des options de confort tels le réfrigérateur « tiroir », un réchaud et un évier, on déplore tout de même l’absence de table pour composer un carré à l’arrière ou à l’avant, où l’espace est plus important, en l’absence d’extension du solarium. Quelques détails de finition accrochent un peu le regard du connaisseur : sellerie manquant de moelleux et de tenue, vis apparentes sur le plancher, les dossiers du siège de console et la banquette arrière, charnières saillantes…


Terminons avec le poste de pilotage qui réserve une position de conduite plutôt agréable, grâce aux assises de sièges indépendantes et mobiles, permettant de piloter assis ou debout, en appui lombaire. Toutefois, on note les commandes un peu basses pour un pilote de grande taille, et le conflit entre le pare-brise et sa main courante où il est difficile de passer la… main. A défaut de se signaler par son design (vraiment quelconque), le tableau de bord d’avère spacieux. Il sera facile d’y intégrer l’électronique de navigation, notamment un ou deux combinés GPS-traceur-sondeur à grand écran, la VHF et la sono. 


En mer

Nous avions, un an plus tôt, pu apprécier les qualités dynamiques de son grand frère, le D.900 (voir essai sur ce site), un bimoteur particulièrement décoiffant. Et, comme nous allons le voir, l’essai du D.800 ne nous a pas déçu, du fait d’un comportement assez similaire, même si moins impétueux, en raison d’un choix de motorisation plus sage. En effet, tandis que le D.900 de notre essai s’était vu appliquer une puissance proche du maxi autorisé (2 x 225 ch pour 2 x 250 ch), le D.800 affichait ici 250 chevaux, à distance des 400 homologués. Il n’en reste pas moins que, tel quel, le D.800 ne traîne pas en route, avec une pointe à 46,9 nœuds au régime de 6 100 tr/min, témoignant d’un choix d’hélice bien adapté puisque, même si le compte-tours excédait de 100 tours le maxi motoriste, il faut considérer que nous n’étions deux à bord avec seulement 10% de carburant). On imagine donc sans mal qu’avec 150 chevaux de plus, le D.800 pourrait ambitionner les 55 nœuds, ce qui ne nous semble pas devoir être un objectif compte tenu de la destination famille/farniente de ce bateau. Pour l’heure, le « vieux » mais excellent V6 Selva 3,3 litres à admission variable (né Yamaha), lui convient parfaitement. Certes, les chronos d’accélération ne sont pas dans le haut des tablettes, mais l’impression de punch est tout de même bien présente. Il faut dire aussi que la carène en V profond absorbe beaucoup de puissance au démarrage et ne parvient au planning qu’à 3 000 tr/min. Reste qu’avec 7’’8 pour passer la marque des 30 noeuds, le binôme Selva/Selva n’a rien d’asthmatique ! Vif, véloce, il se montre aussi raisonnablement économique avec des rendements satisfaisants émanants de consommations contenues et d’allures rapides. Ainsi, le D.800 est crédité de 0,89 mille par litre à 3 500 tours pour une vitesse de 20,9 noeuds (allure de promenade familiale s’il en est) et de 0,76 m/l en haussant « le ton » à 4 500 tr/min, assortis de 31,5 noeuds. Dans les deux cas, grâce à cette puissance médiane de 250 chevaux et à un réservoir généreux (en vue des 400 chevaux), l’autonomie est impressionnante avec, respectivement, 280 et 237 milles. De quoi enchaîner les longues navigations sans trop se soucier de refaire le plein.


La version S Line du D.800 qui, avec le D.900, constitue le haut de la gamme Evolution Line du chantier de Côme, se différencie de la version standard par quelques options et détails esthétiques (flotteurs et décorations simili carbone, plateformes de bain, arceau polyester, guindeau électrique…) qui en font un semi-rigide encore plus désirable. Ce mot n’est pas ici galvaudé car, au regard des nombreuses qualités (et quelques petits défauts) de ce grand semi-rigide familial, son tarif package reste réellement attractif et quasiment sans rival. Voyons de quoi il en retourne en posant le pied à bord…


Au ponton


Avec ses trois mètres de large, le D.800 en impose. Pour ceux qui voudraient le transporter par la route, il conviendra donc de dégonfler les flotteurs… Mais, l’espace sur le pont est une donnée importante pour un semi-rigide avant tout conçu à destination de la famille ou des groupes d’amis. Ainsi, bien qu’équipé d’un poste de pilotage biplace, le Selva laisse de confortables passages de part et d’autre (32 cm au niveau de la console, 33 autour du leaning-post) pour se mouvoir sans mal vers le solarium avant ou la banquette arrière qui offre quatre places assises mais ne laisse pas de passage dédié (dossier plus arceau !) pour accéder à la zone de baignade constituée de deux plateformes de bain exigües et qui le seront encore davantage en configuration bimoteur. Trois bons points tout de même dans la conception de cette poupe, avec l’échelle de bain coffrée, la douchette à portée de main et alimentée par un réservoir généreux (80 litres), et le nable de réservoir d’essence placé à l’extérieur du cockpit. Ajoutons aussi les taquets de bonne dimension permettant un amarrage rapide et sûr. Familial, c’est l’une des données essentielles du cahier de charges de ce semi-rigide et de ce point de vue le chantier italien donne le change avec de nombreuses vraies places assises : quatre sur la banquette, deux au leasing-post plus une sur l’avant de la console. Du point de vue du rangement aussi, le D.800 est bien pourvu avec plusieurs coffres dont les capots sont dotés de vérins pneumatiques et de joints de « silence » : soute arrière, rangement dans le leaning-post (mais ici occupé en grande partie par le frigo optionnel), grand abri de console pouvant recevoir un WC chimique, généreux coffres sous le solarium avant… De quoi stocker sans difficulté les affaires d’un équipage nombreux.


Par contre, si le leaning-post est à même de recevoir des options de confort tels le réfrigérateur « tiroir », un réchaud et un évier, on déplore tout de même l’absence de table pour composer un carré à l’arrière ou à l’avant, où l’espace est plus important, en l’absence d’extension du solarium. Quelques détails de finition accrochent un peu le regard du connaisseur : sellerie manquant de moelleux et de tenue, vis apparentes sur le plancher, les dossiers du siège de console et la banquette arrière, charnières saillantes…


Terminons avec le poste de pilotage qui réserve une position de conduite plutôt agréable, grâce aux assises de sièges indépendantes et mobiles, permettant de piloter assis ou debout, en appui lombaire. Toutefois, on note les commandes un peu basses pour un pilote de grande taille, et le conflit entre le pare-brise et sa main courante où il est difficile de passer la… main. A défaut de se signaler par son design (vraiment quelconque), le tableau de bord d’avère spacieux. Il sera facile d’y intégrer l’électronique de navigation, notamment un ou deux combinés GPS-traceur-sondeur à grand écran, la VHF et la sono. 

En mer

Nous avions, un an plus tôt, pu apprécier les qualités dynamiques de son grand frère, le D.900 (voir essai sur ce site), un bimoteur particulièrement décoiffant. Et, comme nous allons le voir, l’essai du D.800 ne nous a pas déçu, du fait d’un comportement assez similaire, même si moins impétueux, en raison d’un choix de motorisation plus sage. En effet, tandis que le D.900 de notre essai s’était vu appliquer une puissance proche du maxi autorisé (2 x 225 ch pour 2 x 250 ch), le D.800 affichait ici 250 chevaux, à distance des 400 homologués. Il n’en reste pas moins que, tel quel, le D.800 ne traîne pas en route, avec une pointe à 46,9 nœuds au régime de 6 100 tr/min, témoignant d’un choix d’hélice bien adapté puisque, même si le compte-tours excédait de 100 tours le maxi motoriste, il faut considérer que nous n’étions deux à bord avec seulement 10% de carburant). On imagine donc sans mal qu’avec 150 chevaux de plus, le D.800 pourrait ambitionner les 55 nœuds, ce qui ne nous semble pas devoir être un objectif compte tenu de la destination famille/farniente de ce bateau. Pour l’heure, le « vieux » mais excellent V6 Selva 3,3 litres à admission variable (né Yamaha), lui convient parfaitement. Certes, les chronos d’accélération ne sont pas dans le haut des tablettes, mais l’impression de punch est tout de même bien présente. Il faut dire aussi que la carène en V profond absorbe beaucoup de puissance au démarrage et ne parvient au planning qu’à 3 000 tr/min. Reste qu’avec 7’’8 pour passer la marque des 30 noeuds, le binôme Selva/Selva n’a rien d’asthmatique ! Vif, véloce, il se montre aussi raisonnablement économique avec des rendements satisfaisants émanants de consommations contenues et d’allures rapides. Ainsi, le D.800 est crédité de 0,89 mille par litre à 3 500 tours pour une vitesse de 20,9 noeuds (allure de promenade familiale s’il en est) et de 0,76 m/l en haussant « le ton » à 4 500 tr/min, assortis de 31,5 noeuds. Dans les deux cas, grâce à cette puissance médiane de 250 chevaux et à un réservoir généreux (en vue des 400 chevaux), l’autonomie est impressionnante avec, respectivement, 280 et 237 milles. De quoi enchaîner les longues navigations sans trop se soucier de refaire le plein.


Au plan du comportement aussi, nous n’avons guère de griefs à adresser à cet ensemble Selva. Stable, tout en étant vivant à la barre, le D.800 laisse apprécier sa carène qui s’aère naturellement et, en outre,  supporte très bien une « louche » de trim positif histoire d’améliorer la V-max. Pas de roulis, donc, et un beau tempérament dans un rude clapot (entre 0,70 et 1 m) qui nous avait laissés tranquilles pour établir nos mesures et le shooting photos mais qui s’est levé lors de notre séance de pilotage. Enchaînant pleins gaz une série d’allègements sur les crêtes, nous avons pu goûter son assiette bien équilibrée et son amorti sur les points d’impact, ainsi que sa tenue de cap rigoureuse malgré nos relances musclées. Et en mode croisière, le D.800 se révèle très plaisant, d’autant que la sonorité de ce V6 est l’une des plus agréables dans l’univers du hors-bord quatre temps. En virage aussi, il témoigne d’une belle sportivité, avec une inscription franche et une gîte intérieure marquée. Seul petit bémol, un peu de pompage de l’étrave qui nuit parfois à la précision de la trajectoire et engendre quelques « reprises de carres » viriles à même de secouer l’équipage. Il convient donc de se montrer modéré sur les remises de gaz en sortie. Mais, tel quel, c’est-à-dire en monomoteur et avec cette puissance, ce grand semi-rigide aux aptitudes sportives est tout à fait recommandable.




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