Nouveautés Moto BMW R-18

C’est l’Amérique… à Munich

Peu réputée pour ses customs et rarement capable de bien les vendre, la marque à l’hélice persiste avec un cruiser configurable à souhait.

Les amateurs de customs BMW sont parfois célèbres. A l’instar de James Bond, aperçu au guidon d’un R 1200 C dans Tomorrow Never Dies. Mais ils restent souvent peu nombreux. Et ce ne sont pas les récentes K 1600 B et Grand America, déclinaisons timidement encanaillées de la plus chic K 1600 GT, qui parviennent réellement à inverser la tendance.


La firme bavaroise insiste néanmoins avec une R 18 autrement plus spectaculaire. Parce qu’il est un marché, au potentiel énorme, où la marque peine encore à se développer : les Etats-Unis. Les chiffres de ventes annuelles de la marque y dépassent difficilement ceux atteints…en France.

Pour définitivement séduire une large population de motards en blouson à franges (et bien d’autres encore), les designers n’y sont donc pas allés avec le bout du crayon. Fourche avant à l’oblique, réservoir en goutte d’eau, ligne basse des plus fuyantes… La nouveauté allemande respecte scrupuleusement les canons esthétiques du genre.

Ce qui pousse d’ailleurs à s’interroger sur le soi-disant lien entre ce cruiser et la R 5 de 1936. La référence historique n’a rien d’un custom ; il s’agit simplement…d’une moto de son temps, d’une époque où personne ne savait les faire autrement. Ah, magie du marketing !

Quoi qu’il en soit, le souci du détail impressionne. Avec ses carénages qui enveloppent les fourreaux du train avant et son bras oscillant tubulaire, cette Béhème pousse même le vice à nous faire croire qu’elle fait appel à un rudimentaire, mais authentique cadre rigide. Evidemment, il n’en est rien. Les débattements de suspension sont de 120 mm à l’avant et de 90 mm à l’arrière.

Car à cet aspect rétro s’associent évidemment des éléments mécaniques modernes. La R 18, dotée d’une clé mains-libres en série, se paie rien de moins qu’un tout nouveau moteur. Un énooooorme bicylindre à plat à injection, d’une cylindrée de 1 802 cm3, fort de 91 ch et surtout 158 Nm dès 3 000 tr/min. Un couple de SUV turbodiesel, transmis par l’intermédiaire d’un magnifique arbre de transmission apparent, qui garantirait un 0 à 100 km/h en 4”8 malgré les 345 kg de la bête.

Rare entorse à la sophistication, le refroidissement est assuré par un système air/huile comme l’indiquent les ailettes caractéristiques qui courent le long du “flat”. Sinon, sa gestion répond à trois modes de conduite Rain, Roll et Rock, influant également sur le seuil d’intervention de l’ABS, du contrôle de traction et du système anti-drible. A propos d’assistances, un éclairage adaptatif en courbe, l’aide au démarrage en côte et à la marche arrière sont proposés en option.

Inédit, ce groupe mécanique sera certainement voué à animer d’autres déclinaisons de cette R 18. Mais comme en attestent les différentes variantes ici à l’image, sa conception autorise d’ores et déjà un haut degré de personnalisation.

Le démontage facilité de la partie arrière du cadre et l’accessibilité des connexions électriques et hydrauliques permettront aux plus inspiré(e)s de s’en donner à cœur joie. En piochant par exemple parmi les accessoires proposés par le préparateur Roland Sands, la collaboration avec Vance & Hines donnant l’occasion de varier les plaisirs en matière d’échappement. De nombreux éléments sont d’emblée accessibles via le configurateur en ligne de la marque.

Revers de la médaille, le tarif déjà coquet de 22 990 €, celui de la série spéciale de lancement, baptisée First Edition, ne fera que flamber.


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