Mes 7 Boîtes mécanique !

    Mes 7 commandes de boîte mécanique préférées


C’est bien connu, une boîte de vitesses mécanique peut-être une source de plaisir de conduite supplémentaire. Surtout quand sa commande est réussie.

Elle est devenue si rare, surtout à bord de nos sportives préférées, qu’à chacune de ses apparitions, c’est l’événement. Celle que tout le monde s’arrache, les bagnolards que nous sommes en premier lieu, c’est la commande de boîte de vitesses manuelle.


Cet engouement s’explique aisément. Car si depuis plus d’une décennie, les transmissions automatisées sont synonymes en général d’un incontestable progrès, autant en matière de confort de conduite, que de performances et d’économies de carburant, son homologue mécanique et son traditionnel levier restent un bon moyen de faire le plein de sensations.

Au point que certaines marques osent leur réintroduction, ou du moins, investissent un minimum dans leur préservation. Je pense à Porsche et BMW notamment, qui d’après la rumeur persistante, reconduiraient la “boîte méca” sur leur prochaines 911 GT3 et M3.

J’ai donc retenu sept modèles ainsi dotés qui m’ont particulièrement marqué au cours de mon modeste parcours d’essayeur tout juste alphabétisé. Plus qu’un réel classement, cette compilation tout à fait subjective, n’inclut que des commandes sur lesquelles j’ai pu réellement mettre la main, c’est le cas de le dire. Et pas seulement pour quelques kilomètres.

Que les plus intransigeants, et ils sont nombreux à nous lire si j’en crois les quelques courriers fleuris que nous recevons régulièrement, me pardonnent de ne pas faire mention de certaines “grilles” emblématiques. Je pense à celles de chez Ferrari notamment.

Mais chez certains constructeurs comme celui de Maranello, leur éradication aura été si soudaine dès le début des années 2000 que je n’aurais jamais eu le temps d’y goûter. Heureusement, il demeure quelques gardiens du templeau sein de l’industrie automobile…

    Honda Civic Type R (FK2)

    N’ayant pu prendre le volant de la dernière génération en date de la plus sportive des Civic, c’est la commande de la précédente mouture qui retient ici mon attention. Rien que le contact avec le pommeau sphérique en aluminium témoigne de la virilité qui anime cette traction qui dépassait déjà les 300 ch. La Type R est un régal de précision, à condition de faire preuve d’autorité à son égard…et d’empoigner fermement ce levier aux débattements ultra courts.


    Volkswagen Golf 7 GTI

    En général, nous ne tarissons pas d’éloges sur l’ergonomie de la compacte de Wolfsburg. Sa transmission ne fait pas exception au sein d’un poste de conduite bien pensé jusqu’au bout du pédalier. Et tant que cela perdurera, prendre contact avec la balle de golf par laquelle se termine le levier ne sera jamais anodin. Son maniement se montre fluide, rapide et relativement précis. Bref, cette commande est à l’image d’une GTI qui n’est sans doute pas la plus excitante de toutes, mais certainement la plus instinctive à prendre en mains


    Donkervoort D8 GTO

    S’il faut les deux pieds pour repousser la pédale d’embrayage au plancher, il faut aussi les deux mains pour manier le levier d’une D8 GTO. Mais après avoir appris à passer les vitesses au volant de ce véritable pétard à mèche courte, en faire de même à celui de n’importe quelle autre sportive n’est qu’une formalité. Difficile ne pas éprouver une émouvante nostalgie en repensant aux crampes du bras droit et aux brûlures de la paume de la main après des heures passées au contact du pommeau surchauffé par la boîte. Un grand moment !


    Porsche 911 R (991)

    J’aurais pu choisir la commande de plus récentes 718 GT4/GTS/Spyder ou celle d’une 991 GT3 phase 2, tout aussi grisantes. Mais celle de la 911 R m’apparaît plus mémorable encore, car à l’époque, c’est une sorte de résurrection. Les 991 GT3 et GT3 RS phase 1 sont alors systématiquement “condamnées” à la PDK tandis que le reste de la gamme 911 doit s’accommoder d’une alternative mécanique dont le 7ème rapport altère la précision dans la seconde moitié de grille. Jouer du levier, court, rapide et précis, favorise en prime ici la proximité avec un 4.0 atmosphérique d’exception.


    Audi R8 (Type 42)

    A défaut de faire tinter la grille en aluminium d’une Ferrari, toute la production de Maranello étant abonnée aux transmissions robotisées, le claquement du levier métallique d’une Audi vaut son pesant d’or. Pour cela, il faut néanmoins revenir quelques années en arrière et à la première génération de la GT d’Ingolstadt. Un temps disponible avec le V8 4.2 comme le V10 5.2, cette boîte méca vaut le détour. Difficile de dénicher plus authentique parmi les sportives du troisième millénaire

      Mazda MX-5 (ND)

      Parmi les machines à sensations les plus abordables du marché, le roadster japonais profite d’une commande de boîte digne du reste de sa panoplie. Son ressenti authentique, aux débattements courts et aux verrouillages fermes juste comme il faut, apporte le piquant idéal à cette légère propulsion. Le levier induit une interaction bienvenue, spécialement sur la motorisation d’entrée de gamme dont le petit 1.5 Skyactiv-G supporte volontiers d’être cravaché.

      BMW Série 1 M

      Intrinsèquement, cette commande aux verrouillages un poil accrocheurs, n’est pas la mieux réussie de cette compilation. Mais elle complète un ensemble mécanique qui aura donné naissance à une sportive devenue culte. Si la Série 1 M affiche un tel caractère, c’est bien parce qu’à son volant, il faut passer les vitesses soi-même. D’ailleurs, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de rétrograder plus que nécessaire pour relancer sur chaussée mouillée. Cette puissante propulsion à l’empattement court supporte mal l’exagération

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