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Renault Megane eVision : la future Mégane électrique

   Renault dévoile le concept-car Mégane eVision, annonciateur d’une future compacte surélevée 100% électrique, attendue fin 2021.

Renault Megane eVision – Le Losange accélère l’électrification de sa gamme en révélant les contours d’un prochain modèle. Un futur/ à très court terme, dans la mesure où le modèle de production qui découlera de ce concept-car est attendu dès 2021.

Après Twizy et Zoe, sans oublier de multiples utilitaires, un nouveau produit 100% électrique s’apprête à garnir le catalogue de Renault. En mars 2020, le concept-car Morphoz l’avait prédit, à travers son impressionnant soubassement modulable, baptisé CMF-EV. Cette toute nouvelle base technique trouvera sa première application en grande série au premier semestre 2021, via le SUV familial Nissan Ariya (4.60 m de long), qui aura la lourde tâche de s’opposer aux Tesla Model Y et Volkswagen ID.4. L’ex-Régie, pour sa part, débarquera quelques mois plus tard sur un terrain plus modeste, où évolue notamment le Kia e-Niro qui devra bientôt composer avec la version commerciale de la Renault Mégane eVision.

Pourquoi « Mégane » ?

C’est donc le patronyme Mégane qui a été retenu pour la dénomination de ce concept-car. Un choix curieux, à plus d’un titre, s’agissant de communiquer sur un futur modèle en disruption avec la gamme actuelle. Depuis 25 ans, Mégane est associé dans l’imaginaire collectif à une famille de véhicules thermiques, malgré la récente conversion à l’hybridation du modèle sorti en 2015, à l’occasion de son facelift de mi-carrière. Avec l’arrivée du véhicule découlant du concept eVision, courant 2021, on se demande comment Renault entend gérer l’image de deux modèles aux antipodes en termes de génération, de design, de technologie et plus généralement de philosophie, mais répondant pourtant à la même appellation. Le fossé séparant ces deux Mégane risque de brouiller leurs positionnements respectifs auprès du grand public, sans parler du cruel « coup de vieux » que subira l’actuelle compacte. Elle en tremble déjà.

Un gabarit de Captur

L’autre point d’interrogation sur ce nom de baptême vient du gabarit même de la Renault Mégane eVision. S’allongeant sur seulement 4,21 m, elle évolue plutôt sur le terrain d’un Captur (4,23 m), d’autant que son profil légèrement surélevé (1,50 m de haut) la catégorise au sein de la famille des crossovers. On est bien loin des 4,36 m de long affichés par la Renault Mégane, sur le segment des compactes. Décidément, fallait-il vraiment rattacher ce concept-car eVision à la famille Mégane ? Le losange s’en défend en affirmant que « cette appellation symbolise la réinvention du cœur de marché, et le futur de la catégorie des compactes ». C’est, depuis peu, le chemin qu’a pris la nouvelle Citroën C4, aux allures de SUV, mais dans un encombrement bien plus imposant (4,36 m).

En donner plus avec moins

Mais la botte secrète de cette Renault Mégane eVision réside dans son rapport encombrement/habitabilité. Car, dans seulement 4.21 m de long, elle entend proposer des volumes intérieurs dignes d’un véhicule du segment C, traditionnellement 15 à 30 centimètres plus longs. Un tour de passe passe que le concept doit notamment à son architecture innovante. Le moteur électrique se montre plus compact, au même titre que les batteries, ayant permis de réduire sensiblement les porte-à-faux. Ce cercle vertueux a également autorisé l’étirement de l’empattement, précieux pour l’espace des passagers. Avec une cote de 2,77 m, il est plus long de 10 cm par rapport à une Mégane classique, pourtant beaucoup plus imposante. Toutefois, Renault ne communique pas encore sur le volume de coffre de son nouveau concept.

La chasse aux kilos superflus

On sait que le poids des batteries est l’ennemi des voitures électriques. Mais en réduisant considérablement la taille de sa compacte, devenue électrique, Renault annonce une masse totale acceptable (1,65 T), à peine plus élevée qu’un break Mégane. Pour mouvoir leur nouveau bébé, les ingénieurs lui ont attribué un moteur électrique de 160 kW, une puissance équivalente à 217 ch, quand le couple s’élève à 300 Nm. Charge à sa batterie de 60 kWh (400 V) de l’alimenter, associée à un chargeur de 130 kW. Malheureusement, Renault demeure évasif quant à l’autonomie promise par la Mégane eVision, le constructeur se contentant d’évoquer un « rayon d’action amplifié ».

Fille de Morphoz

Enfin, côté style, la Renault Mégane eVision ne dévoile aucune image d’habitacle. Sa silhouette extérieure reprend de nombreux éléments stylistiques inaugurés par le concept Morphoz, quelques mois auparavant. On distingue particulièrement sa fine calandre, intégrant les optiques principales, et au centre de laquelle le Losange empiète largement. Sous les phares, l’habituelle signature lumineuse en forme de C pioche plus moins l’alphabet, au profit d’un S surplombant de grandes écopes d’un jaune métallisé. On retrouve cette teinte sur les montants avant, ainsi que le toit. Sur les flancs, on note l’apparition d’une troisième vitre latérale, inhabituelle sur une Mégane, afin d’améliorer la luminosité à bord. En poupe, le bandeau de feux brille par sa finesse afin de parachever cette silhouette élégante, mettant en valeur des lignes douces.

Prix Renault Mégane électrique

Rendez-vous probablement au salon de Munich, à l’automne 2021, pour découvrir la concrétisation en série de ce concept-car eVision. Il s’inscrira comme une rivale de taille face à la Volkswagen iD.3. Pour espérer inquiéter cette dernière, Renault devra proposer un ticket d’entrée sous la barre des 30 000 euros.