Les automobilistes français s’assurent de moins en moins !


Les automobilistes français s’assurent de moins en moins !


   Le nombre d’automobilistes sans assurance est en nette hausse depuis la fin du confinement, selon les constatations des forces de l’ordre.

C’est un fait, les comportements se sont relâchés ces derniers mois. On ne parle pas ici du respect des gestes barrière ou du port du masque, désormais obligatoire dans tous les lieux publics clos, mais bien des règles sur la route. En effet, depuis la fin du confinement, les forces de l’ordre et la Sécurité Routière ont noté un vrai changement, avec notamment une forte hausse des grands excès de vitesse. Depuis le début de la crise du Covid-19, les excès de plus de 50 km/h ont en effet augmenté de 11 %, tandis que les retraits de permis ont grimpé de 25 à 30 % dans certaines régions de France. Mais ce n’est pas tout, car un autre comportement à risque est également en nette augmentation : la conduite sans assurance. Selon les chiffres enregistrés du 12 mai au 12 juillet, le nombre d’automobilistes non-assurés a grimpé de 6 %, comme le révèlent nos confrères du Figaro.


Ceux-ci ont également pu s’entretenir avec Daniel Olié, commandant de la CRS autoroutière Provence, qui affirme que « quand on contrôle un automobiliste sur autoroute et qu’il n’est pas assuré, son véhicule est immobilisé. Les fourrières sont débordées à cause de ce délit ». Sans parler bien sûr de tous ceux qui passent entre les mailles du filet, bien que cela est désormais de plus en plus difficile. En effet, depuis l’année dernière, les radars automatiques peuvent également détecter les véhicules qui ne possèdent pas d’assurance et ce grâce à la plaque d’immatriculation. Les cabines sont en effet reliées au Fichier des Véhicules Assurés (FVA) afin de savoir si la voiture flashée est en règle ou non, et ce dans les 72 heures maximum après que l’infraction ait été relevée. Comme nous l’avions déjà évoqué dans un précédent article, tous les radars automatiques sont compatibles avec cette fonctionnalité. 

Des raisons financières

Si de plus en plus de conducteur roulent sans assurance, notamment en cette période de Covid-19 cela s’explique assez facilement. En effet, cette situation est directement liée à la crise, qui a débuté au mois de mars dernier, beaucoup de ménages rencontrant parfois de grosses difficultés financières à la suite d’une baisse ou d’une perte d’activité. C’est notamment le cas des jeunes conducteurs, généralement précaires, qui sont alors contraints de rogner sur l’assurance, qui représente un poste de dépense particulièrement important. En effet, selon LeLynx.fr, le coût moyen d’une assurance auto est de 653 € par an, un montant qui peut alors s’envoler selon le profil de l’assuré. Autant dire que tous n’ont pas la possibilité de payer une telle somme, notamment ceux ayant malheureusement perdu leur emploi durant la crise.

A noter toutefois que rouler sans assurance constitue un délit grave, passible d’une amende de 3 750 € et d’un retrait de permis, en plus d’une confiscation du véhicule. En cas de récidive, le montant passe alors à 7 500 €, en plus des autres sanctions précitées. Sans parler bien sûr du fait que le conducteur devra remboursés tous les frais s’il est responsable de l’accident, et ce sur plusieurs années et parfois durant le reste de sa vie en cas de décès ou d’invalidité de la victime. Car si le Fond de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) indemnise cette dernière en cas d’accident avec un véhicule non couvert, c’est ensuite au conducteur de rembourser l’organisme, de sa poche cette fois. En 2018, ce ne sont pas moins de 30 873 personnes qui ont été victimes d’accidents impliquant un véhicule non-assuré, un chiffre en hausse de 12 % depuis 2013. 

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