Gazole : le rattrapage avec l'essence aura bien lieu

Les taxations du gazole et de l'essence convergeront d'ici cinq ans, a indiqué le gouvernement à la sortie du conseil des ministres.

Après des années de vif débat, le gouvernement a décidé de commencer dès l'an prochain à supprimer l'avantage fiscal dont bénéficie le gazole par rapport à l'essence, en plein scandale des moteurs diesel truqués de Volkswagen qui a jeté l'opprobre sur le carburant préféré des Français.

Matignon a ainsi annoncé "le principe d'un rapprochement en 5 ans entre le prix du gazole et celui de l’essence", comme l'avait prôné la semaine dernière la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal, pour mettre fin à la "diésélisation massive" du parc automobile français.

Dès l'an prochain, la taxation du gazole augmentera d'un centime par litre, puis une nouvelle hausse d'un centime aura lieu en 2017, tandis que celle de l'essence sera réduite du même montant pendant la même période, ont annoncé dans un communiqué les services du Premier ministre.

Le gouvernement entend ainsi mettre fin au "traitement fiscal favorable" dont bénéficie historiquement le gazole en France, "avec une taxation TTC inférieure de près de 20 centimes par litre par rapport à l'essence".

Selon Matignon, cet écart a "induit une diésélisation massive du parc automobile, qui suscite une préoccupation légitime de nombreux Français quant à son impact sur la qualité de l'air".

Par conséquent, "le gouvernement a décidé de proposer au Parlement de réduire cet écart (...) en posant le principe d'un rapprochement en 5 ans entre le prix du gazole et celui de l'essence", a précisé Matignon à l'issue d'une réunion d'arbitrage qui a réuni Manuel Valls, Ségolène Royal, Emmanuel Macron (ministre de l'Economie) et Michel Sapin (Finances).

Actuellement, le gazole représente environ 80% des volumes de carburants écoulés dans l'Hexagone et 55,7% des achats de voitures neuves particulières. Cette dernière proportion est toutefois en recul depuis quelques années, sur fond de débat récurrent quant à la nocivité de ses émissions et de durcissement des normes. Les moteurs diesel représentaient encore 64% des immatriculations en 2014 et 77,3% en 2008.

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