éditorial septembre,

C'est pour toi, Jules*


On l'avait presque oublié, la Formule 1 peut tuer. Depuis vingt ans et la disparition tragique du mythique Ayrton Senna, la compétition reine du sport automobile coulait des jours paisibles à l'abri des homélies.

Et puis, il y a neuf mois, le Grand Prix du Japon nous a rappelé qu'il n'était pas anodin de rouler à 300 km/h dans une structure de carbone à ciel ouvert. Gravement accidenté, Jules Bianchi avait sans doute déjà un peu perdu la vie au moment où il s'encastra avec fracas à 126 km/h dans cette maudite dépanneuse. L'espoir d'une résurrection miracle a pourtant perduré jusqu'à ce que son corps, de guerre lasse, ne dise stop, le 17 juillet dernier. Au-delà de l'immense tristesse, que nous partageons tous, d'avoir perdu le grand espoir français de la F1, le papa que je suis, compatis à la douleur de son père, Philippe, « orphelin » de son fils, décédé à 25 ans seulement. Pas vraiment un âge pour mourir... encore moins lorsque vous vivez un rêve éveillé, que le talent a fait de vous son ambassadeur et que la gloire vous tend les bras. Sa carrière avait déjà pris une belle tournure, sa vie d'homme venait à peine de commencer. Nous n'en connaîtrons malheureusement pas la suite.

La rédaction de VoMag lui dédie modestement ce numéro en adressant à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.

Si le garçon nous a quittés, il est toujours bien présent dans nos coeurs. A jamais. Salut jules.


* Les mots de Sebastian Vettel après sa victoire au Grand Prix de Hongrie, le 26 juillet dernier.


Gilles Hillion

Partagez cette page avec un ami

Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer cette page à un ami
Son adresse e-mail
Votre adresse e-mail

Voir aussi