Dossier, Essai Škoda Superb : Si Limousine...


La nouvelle Superb fait mieux que tenir toutes ses promesses, elle se surpasse. En terme de confort, d’habitabilité, de design et, plus inattendu, d’agrément dynamique. Un haut de gamme au prix d’une routière et sans véritable défaut : qui dit mieux ?


A l’unanimité, ce premier contact avec cette troisième génération de Skoda Superb est une excellente surprise. Peut-être moins pour la concurrence, même au sein du groupe Volkswagen tant elle vise dans le mille une clientèle désireuse d’accéder au segment H1. Bien sûr, depuis 2001 et 2008, les deux précédentes moutures remplissaient déjà leur contrat avec un excellent rapport prix/prestations/habitabilité. Cette cuvée 2015 enfonce le clou là où elle se contentait d’être honorable, à savoir en terme de design et d’agrément dynamique.



NETTEMENT PLUS DESIGN, INCROYABLEMENT HABITABLE !

Esthétiquement, il faut avouer que son apparition définitive en mars dernier à l’occasion du salon de Genève avait suscité l’enthousiasme. 

La face avant transcende l’ensemble du style. Les optiques inédites, aux silhouettes effilées et singulières, rejoignant la belle calandre horizontale n’y sont pas pour rien. Juste au-dessus, le capot moteur avec ses saillies anguleuses met en avant son « museau » large et affirmé. Il concentre le regard sur le nouveau logo SKODA.


La poupe n’est pas en reste avec son dessin épuré. Les designers ont mis l’accent sur des lignes horizontales prononcées. Les feux arrières intègrent des LED en forme de « C ». Sur les finitions supérieures Style et Laurin & Klement, les verres accueillent des facettes cristallines qui rehaussent encore leur originalité et leur luminosité. Un diffuseur noir équipé en option de radars de stationnement parachève la partie basse de l’arrière. Bref… vous l’aurez compris, la Superb séduit !

Issue d’une conception de plate-forme modulaire « MQB » (motorisations en position transversale), la nouvelle Superb offre une rigidité torsionnelle accrue et un gain poids allant jusqu’à 75 kg selon les versions par rapport à l’ancien modèle. 

L’empattement et la longueur sont rallongés respectivement de 80 mm et de 28 mm (soit 4,86 mètres de long), au bénéfice d’une silhouette plus harmonieuse et d’une habitabilité toujours record par rapport à ses rivales du segment D. En effet, avec 625 litres de coffre et jusqu’à 1 760 litres banquette rabattue, la grande routière de Skoda entre dans la cour des limousines question volumes intérieurs.

Aux places arrières, on allonge ses jambes autant que dans une Audi A8, c’est dire ! Autres fondamentaux de Skoda énoncés par son slogan « Simply Clever » : les aspects pratiques. Ils fourmillent toujours autant avec une lampe de poche amovible dans le coffre, deux rangements pour parapluie, des systèmes de maintien des bagages ou encore une ouverture mains-libres du hayon. En prenant place derrière le volant, on apprécie l’accueil généreux des sièges et la planche de bord impeccablement finie, sans fioritures. Le niveau d’équipement « dernier cri » fait également partie des évolutions majeures avec la présence, en option, d’assistants d’angles morts, de franchissement de ligne et d’anticollision, d’un régulateur de vitesse, de feux de route adaptatifs, d’une aide au stationnement intelligent ou encore d’un amortissement piloté DCC.



L’AGRÉMENT DYNAMIQUE QUI LUI MANQUAIT

Après quelques kilomètres de roulage, la première pensée concerne l’amortissement : il y a longtemps que le groupe Volkswagen ne nous avait pas impressionné de la sorte. Le DCC, système que l’on retrouve pourtant sur de nombreux modèles du groupe, arrive pour la première fois sur une Skoda. Avec des lois propres à la philosophie de la marque, c’est-à-dire typé souple. Or, la performance du constructeur tchèque est d’être parvenu à ne pas sombrer dans la caricature d’une auto pataude et lourde du nez, bien au contraire. 

Les trois lois d’amortissement, Confort, Normal ou Sport, sont ici parfaitement calibrées et offrent suffisamment de différences pour être pleinement appréciées (ce qui n’a pas toujours été le cas jusqu’à présent). Le mode Sport, souvent caricatural, reste ici confortable : la suspension est raffermie juste ce qu’il faut pour limiter les débattements verticaux et stopper les prises de roulis. En « Confort », l’amplitude importante des débattements vient à peine perturber la tenue de cap et l’excellente précision de la direction, même à haute vitesse. Sous le capot, l’offre se compose de quatre moteurs essence (125 à 280 ch) et de trois Diesel (120 à 190 ch).

En Diesel, nous avons essayé la version 190 ch avec la boîte manuelle 6 rapports qui offre un niveau de performance particulièrement appréciable avec un 0 à 100 km/h abattu en 8 secondes et une consommation moyenne raisonnable de 7,0 l/100 km. 


SKODA FRISE LE SANS FAUTE

Avec au final un prix d’appel à 23 790 € en essence 1.4 TSI 125 Active, puis 28 190 € en 1.4 TSI 150 Ambition, la Superb en deviendrait presque alléchante. En Diesel 1.6 TDI 120, la première marche est un peu plus haute (26 990 € en Active) et concerne assurément les grands rouleurs. 


« En conclusion, la Superb a toutes les cartes en main pour bousculer le marché ».

Les Véhicules qui font le Buzz... La Skoda Superb est celle qui a fait le plus parler en Europe.

Elle devance très nettement les deux lancements Mercedes (GLE et GLC) ainsi que les deux lancements de Renault (Kadjar et Espace)


La rédaction de VoMag tient à remercier la direction de l' Hôtel du Maquis et son voiturier pour l'accueil et l'efficacité apportés.


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